«Féminin pluriel», épopée, une femme à coudre, Dar Bellaj, Marrakech, Centre d’Art, commissariat Aniko Boehler

«Féminin pluriel», épopée, une femme à coudre,

Dar Bellaj, Centre d’Art, commissariat Aniko Boehler, Marrakech, Maroc

FEMININ PLURIEL #1

Arts Visuels et sonores – Ateliers – Résidences – Conférences – Projections – Performances

@ FONDATION DAR BELLARJ – MEDINA de MARRAKECH

EXPOSITION du 31 Octobre 2014 au 30 Avril 2015 VERNISSAGE le 31 Octobre 2014 de 18h à 21h

Cette première édition du collectif Féminin Pluriel est le fruit d’un partenariat particulièrement efficient entre le collectif artistique Morocco Experience & Projects, le département Design gra- phique etMédia design de l’ESAV et la fondation Dar Bellarj – deux espaces culturels d’apprentissage, de rencontres et de partages imaginés et créés par Susanna Biedermann aujour- d’hui représentée par la fondation qui porte son nom.

Maison ouverte aux quatre vents de la médina qui, sous la direction de Maha Elmadi, accueille déjà depuis plusieurs années les ateliers “Mamans douées de Dar Bellarj », la fondation est le lieu central de ce premier collectif : c’est ici qu’a été réalisée pendant plus de six mois, d’avril à oc- tobre 2014, la quasi-totalité des œuvres commissionnées pour Féminin Pluriel, et c’est également là qu’elles seront présentées, pendant six mois, d’octobre 2014 à avril 2015.

Le propos de ce collectif, inédit à Marrakech, est de rendre hommage au talent des femmes qui exercent, à domicile, une activité artisanale à laquelle n’est pas donnée de visibilité. Il est aussi d’explorer les liens que tisse l’art contemporain avec l’artisanat pluri-centenaire de Marrakech, en créant les conditions d’un dialogue intelligent entre des artistes plasticiennes et des artisanes.

Ainsi, toutes les œuvres commissionnées se sont élaborées sur la base d’une expérience de par- tage d’héritage, de parcours, de sensibilité, de savoir-faire, entre des artistes nationales et inter- nationales venues en résidence et des anonymes de la médina.
FEMININ PLURIEL #1 @Fondation Dar Bellarj 9 – 7, Toualate Zaouiate Lahdar Médina 40 000 Marrakech +212 524 44 45 55 www.darbellarj.org

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L’ouverture d’un nouvel espace « le Diwan de Dar Bellarj » prévoit d’accueillir, chaque vendredi de 19h à 21h, des projections, des conférences, des lectures suivies de débats animés par Abdelghani Fennane, Juan Asís Palao Gómez, Hicham Bouzid, Corinne Cauvin et Aniko Boehler.

Déjà au programme, des conférences de Maria Grazia Eccheli, de l’université de Florence, sur les

femmes architectes, d’Anthony Sattin sur la jeunesse de Lawrence d’Arabie, de Kristiane Backer, Maryam Montague, Debora Giorgi et Tiziana Menegazzo. Anthony Sattin y conduira un atelier d’écriture avec les jeunes de la médina, Sylvie Franquet un atelier de contes avec les mamans de la médina. On y attend également les performances de Megumi Matsubara, Emmanuelle Jacquet, Manuela Morgaine, Nirtan, un événement surprise avec Clara Meister, S.T.I.F.F et des musi- ciens marrakchis ainsi que deux défilés de mode de Salima Abdel-Wahab & Migrants du

Monde/Fondation Orient-Occident.

FÉMININ PLURIEL #1 MARRAKECH

Commissariat d’exposition : Aniko Boehler

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Production et communication : Morocco Experience & Projects, ESAV Marrakech, Dar Bellarj Foundation.
Partenaires : Fondation Dar Bellarj, Morocco Experience & Projects, ESAV Marrakech, Tadert Titbi- rine, Le 18, Galerie 127, Poster 4 Tomorrow, Les éditions du Raton Laveur, Voice Gallery. Conception graphisme et assistance projet : Koltis Tidjani Serpos, Romao William Boglo, Oussama

Naifi, Capucine Goustiakov.
Assistante technique et logistique : Fondation Dar Bellarj /Aziz Bouyabrine. Attachée de presse : Johanna Maier Boudinet.

ARTISTES et MEMBRES DU COLLECTIF :

(Ateliers et résidences tenus d’avril à septembre 2014)

Afsoon, Sandra Ancelot, Ilham Antar, Aniko, Rim Battal-Hascoet, Ishane Boudrig, Marta Carrascosa, Catherine Da- nemark, Florence Devereux, Maria Grazia Eccheli, Maha Elmadi, Flobert, Annie-France Grossemy, Sylvie Franquet, Renée Fernandez, Laila Hida, Nawal El Hirti, Emmanuelle Jacquet , Diana Lui, Ti- ziana Menegazzo, Manuela Morgaine, Matkha Paris, Nirtan,Sara Ouhaddou, Brigitte Perkins, Fran-

ca Pisani, Beate Prinz, Alia Radman, Ghizlane Sahli, Viola Shackleton, Hermione Skye, Houda Ter- juman, Zineb Benjelloun, avec la participation exceptionnelle des femmes de l’atelier des Mamans douées Dar Bellarj et de la société civile avec Al Nour, l’Association des Femmes de la Palmeraie, Ifassen, NoussNouss, Migrants du Monde/Fondation Orient-Occident, des freelance et de nom- breux bénévoles.

Féminin Pluriel Futur/ESAV Marrakech : Hiba Aadjou, Asna Aidara, Leila Belkaziz, Kenza Ithry-Atif, Souad Mahmoudi, Sophia Menni / ESAV Marrakech, département Design graphique Média design.

Féminin Pluriel est une plateforme artistique participative oeuvrant pour le Design Social et l’Egalité des Genres

Epopée partagée, la femme première.

Broderie, kiria, gouache à broder. 2014. 10 mètres X 1,20 mètres

L’artiste propose une épopée où l’imaginaire joue avec le réel sous la forme d’une peinture sur canvas à broder par les visiteurs.
Elle invite les visiteurs à coudre ensemble, comme un acte symbolique de réparation. La longueur de la broderie renvoie à la lenteur et l’ampleur que représente l’ouvrage de la réparation.
Non loin de l’expression d’une « mythologie personnelle », c’est surtout, continuer à faire référence à la « femme première » évoqué lors de son travail, « muette la maison gronde » présenté à la Maison des Arts de Casablanca en 2012 pour l’exposition « Traces de femmes, ici et maintenant ».
« l’installation restituait la violence de l’espace domestique et évoque l’histoire des femmes à l’intérieur et de l’intérieur, des maisons silencieuses (avec une part de leur mobilier) mais qui grondent : la maison renferme cette mémoire, communément partagée, des premières femmes, ces femmes faites à l’épreuve d’effacement et de résistance. La vidéo (« la petite fille qui est en moi ») qui accompagne l’installation marque également les rites de mariage, autour de son attribut le plus important, la robe de la mariée, mais de couleur rose, comme signe d’insoumission. De bout en bout, l’installation révèle une inquiétante contradiction entre construire l’habitat (de ménager un espace domestique idéal) au jour le jour et l’impossibilité d’y habiter. Cependant, une interrogation organise aussi bien sa réflexion comme son aboutissement plastique : « Comment, en tant que femme, pouvons-nous, nous habiter à nous-même et prendre place dans le monde ? ».*

* citation de Landry-Wilfrid Miampika pour le catalogue de l’exposition « Traces de femmes, ici et maintenant ».

Sandra Ancelot www.sandraancelot.eu
http: //sandraancelotsfabrique.blogspot.fr/
L’artiste propose des installations interactives où le regardeur est sollicité dans l’oeuvre et s’y voit déplacé.
Dans une dynamique parfois non dénuée d’humour, il est invité à se fondre dans l’œuvre, à « être avec ».

Sandra Ancelot considère l’art comme une expérience, une matière vivante, qui comme tout écosystème est en constante transformation. Elle cherche à explorer de nouvelles formes d’entendement et de perception. Elle génère des projets qui conjuguent plusieurs formes d’expression et de réflexion, comme la « Conférence Illustrée », traduction immédiate de la parole en un geste (présentée dans le cadre de «Ulysses, Itinéraire d’art contemporain » conçu par le FRAC Provence-Alpes-Côte x pour Marseille 2013, Capitale de la culture).
Sa pratique la conduit à intégrer toujours plus amplement la notion du mouvement, qui pour elle, est porteuse d’un geste dessiné. Elle cherche a développer un langage graphique dont le point de départ du trait correspond au point d’ancrage dans le corps en mouvement. Elle développe le dessin aérien sur des surfaces verticales et horizontales.

Au fur et à mesure de ces voyages et résidences, elle déplace ses origines et les réinvente sans cesse. Ce phénomène crée une mythologie qui alimente ces thèmes de recherches liés aux gestes de la réparations, la maison comme s’habiter soi-même, le transfert comme acte de passage avec la mariée, la guerre.

Sandra Ancelot collabore avec des architectes pour l’insertion de la couleur aux bâtis et aux paysages. Elle se familiarise avec les techniques des constructions en terre et revêtements traditionnels au Maroc et s’implique dans des projets éco-responsables proches des organismes à vocations humanitaires.
Elle est maître-assistant associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine dans le champ Arts et Techniques de la Représentation, enseigne à L’Académie Charpentier en cinquième année pour le suivi de diplôme du département Architecture intérieure. Elle conduit de nombreux workshops en Ecoles Nationales Supérieures d’Art, avec comme spécialités la « Spatialité de la couleur » et « le Dessin en mouvement », « Traductions de l’espace », ( l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny le module Arts Plastiques et la Scénographie, Ecole Supérieure des Arts Visuels Marrakech, les Arts Décoratifs, cours d’été la couleur ).

En 2014, elle a co-fondé Maha Editions avec Michèle Desmottes, éditions basées à Casablanca.

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