«Le Maroc Contemporain», « Entre nous, de l’autre à soi ! », Institut du Monde Arabe

«Le Maroc Contemporain», Institut du Monde Arabe, Installation, commissariat Azzeddine Abdelouhabi, Agence de l’Oriental

M. Jack Lang
Président de l’Institut du monde arabe
ainsi que toute l’équipe de l’Institut du monde arabe
M. Chakib Benmoussa Ambassadeur du Royaume du Maroc en France
M. le Wali de la Région de l’Oriental Le Conseil Régional de l’Oriental
ainsi que
Les autorités et collectivités locales concernées
L’association Réseau d’Art A-48
Samedi 10 janvier 2015 à 14 H
10H00: Présentation des beaux livres sur la Région de l’Oriental
16H00: Lecture poétique accompagnée de Ahmed El Fakir
17H00: Seconde chorégraphie de Hind Benali
19H00: Clôture de l’exposition
Entre nous, des espaces à franchir, des distances à réduire, des frontières à ouvrir, des liens à tisser aussi… Entre nous, l’intimité des œuvres, des sentiments, des rêves, des émerveillements… Entre nous également, cette volonté que « l’entre nous » s’étende à l’infini, sans que nous ne cessions jamais d’être nous.
L’Institut du monde arabe et l’Agence de l’Oriental œuvrent ici à abolir toute barrière… entre nous. L’évènement Le Maroc Contemporain en offre un cadre magnifique. Entre marocains de l’Oriental et marocains d’ailleurs, entre marocains et autres citoyens du monde, entre nous tous, une façon d’être nous avec tous, d’égale façon subjugués par les talents créateurs de notre région.
Rappelons nous : « Un pacte scellé entre nous… », tel fut le souhait de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dès 2003 à Oujda, au cœur de l’Initiative Royale pour le Développement de l’Oriental, discours fondateur auquel la région doit sa renaissance.
Si l’art contemporain offre à l’Oriental Marocain une si belle façon « d’être nous, entre nous », unis d’une même passion, d’une semblable vibration, alors l’exposition de nos artistes aura transcendé les identités et les cœurs.
Entre nous, je vous l’accorde, l’Oriental Marocain a de très grandes ambitions.
Un humanisme en marche irrigue notre exposition.
Mohamed Mbarki Directeur Général de l’Agence de l’Oriental
 
 
De l’autre à soi ! Une mobilité sensible

Sandra Ancelot continue le travail initié en 2011 à Oujda autour de la question de la migration et de la mobilité avec toujours la double tension qui persiste entre la dimension intérieur du « soi » et la dimension plus global du monde. » Elle propose deux « petits mondes » fragiles qui grandissent et persistent malgré l’instabilité d’un milieu mouvant qui les prive de toute assise. Ils sont un hommage à la résistance joyeuse de l’être, à un art de la glissade ascensionnelle et de l’équilibre éphémère »*.
Le spectateur est invité à accrocher un objet volant aux obliques qui disparaissent dans le céleste d’ «une échappé belle». L’installation flotte sur un coussin sonore qui invite au grand saut verticale.
Sandra Ancelot invite Noémie Gallet Plasticienne, Artiste sonore. Elle est conseillée par Maxime Antoine, Ingénieur Son. *Citation, Renaud Ego.


 Esquisse De l’autre à soi ! Une mobilité sensible
IMA petits monde
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Oujda 2011, La peau
 
A l’origine, un rapport entre le lieu habité et la pigmentation de la peau.
Il participe de l’incidence du degré d’inclinaison du rayon lumineux qui révèle le timbre de la peau, principe de mise en visibilité de la couleur à l’œil.
La géographie des couleurs de peau dépend dorénavant des mouvements de population suscités par le besoin de manger, le besoin d’exploiter.
Le nuancier de peaux.
Cinq couleurs.
Cherchez à l’aide du mélange des cinq couleurs une nuance de peau. Prenez un papier, peignez-le.
Disposez-le délicatement dans le petit monde.
2011 
Installation, mine de plomb et gouache sur papier, bois, fils.
    
Bio
Sandra Ancelot

Sandra Ancelot considère l’art comme une expérience en forme d’écosystème. Sa pratique la conduit à intégrer toujours plus amplement la notion du mouvement qui, pour elle, est porteuse d’un geste dessiné. Elle développe le «dessin aérien» et elle met en place un langage graphique, dont le point de départ du trait correspond à un point d’ancrage dans le corps en mouvement. Elle génère des projets qui conjuguent plusieurs formes d’expression et de réflexion, cherchant, au travers de l’hybridation, à questionner et observer la capacité d’entendement et de perception. Elle propose dans ce sens la « Conférence Illustrée », traduction immédiate de la parole philosophique en un dessin vertical aérien, des conférences/performances autour de la question des processus de la fabrication de l’œuvre.
Depuis 1999, elle s’est engagée dans l’enseignement en partageant ses champs d’investigations et ses modes opératoires.
En 2014, elle a co-fondé Maha Editions avec Michèle Desmottes, éditions basées à Casablanca. 2015, création du « Collectif Dessin Envolé.

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